En Côte d’Ivoire, le karité provient essentiellement d’arbres sauvages, notamment à Tengrela, Korhogo et Bouna. Pour réduire cette dépendance, le FIRCA encourage la création de plantations.
Ce qu’il faut comprendre
« Aujourd’hui, l’avenir de la filière, c’est de faire des champs de karité », affirme Anderson Ehouman, directeur du département Cultures d’exploitation et diversification du FIRCA.
Depuis 2014, l’organisme soutient des recherches destinées à accélérer la production des arbres. Grâce au greffage, certains karités expérimentaux commencent à fructifier dès quatre ans, selon le responsable.
À Tengrela, les arbres menacés
Cette ambition se heurte à la disparition progressive de certains peuplements naturels. À Tengrela, des terrains utilisés pour les recherches ont été lotis et des karités abattus, déplore Anderson Ehouman.
La préservation des arbres existants reste donc indispensable, même si les plantations se développent.
Une filière à fort potentiel industriel
Selon les chiffres présentés au Salon, la Côte d’Ivoire a produit environ 60 000 tonnes d’amandes en 2025, contre une capacité de première transformation estimée à 130 000 tonnes. Les usines disposent ainsi d'une capacité supérieure aux volumes récoltés.
Le karité fait vivre de nombreuses femmes rurales. Plus de 250 000 y exerceraient une activité, selon les chiffres relayés par Linfodrome. Le FIRCA accompagne des coopératives féminines en équipements de transformation.
Le développement des plantations pourrait renforcer leur approvisionnement. Reste à protéger les arbres sauvages et à garantir aux collectrices une meilleure rémunération.

