Ce PAG porte sur l’organisation et la gouvernance des 197,6 hectares du corridor, ainsi que sur les bas-fonds hors corridor qui serviront à compenser la contribution des plantations à la sécurité alimentaire des communautés riveraines. Les parties prenantes estiment que le document permettra non seulement de préserver les acquis obtenus jusque-là, mais aussi de les consolider durablement.
Ce qu’il faut comprendre
Au cœur du plan : des mécanismes de gestion destinés à restaurer la connectivité écologique et à préserver la mixité génétique des espèces reliant les parcs nationaux ivoiriens et libériens du complexe transfrontalier Taï‑Grebo‑Sapo. Face aux pressions humaines et aux menaces potentielles pesant sur la RNV, le PAG prévoit des mesures de surveillance renforcées.
Selon les informations de nos confrères de l'AIP, les participants recommandent en particulier la mise en place de patrouilles conjointes régulières, associant les populations locales et l’OIPR. « Nous souhaitons une surveillance accrue pour réduire les risques de braconnage et autres menaces. Le soutien matériel, financier et logistique de tous les partenaires potentiels est attendu », a déclaré Louis Bally, président du Comité de gestion du corridor (CGC), qui fédère trois associations villageoises de gestion (Taï, Gouléako 1 et Gouléako 2).
Outre des contrôles réguliers, le PAG prévoit des inspections inopinées pour suivre et évaluer l’impact des actions menées sur l’efficacité de la gestion du corridor. Fruit de larges consultations — populations riveraines, associations, collectivités locales et autorités administratives — l’adoption du plan répond à la volonté d’une approche concertée et inclusive, visant à optimiser les résultats attendus pour la conservation et le développement local.


