« Faites en sorte qu’il n’y ait pas d’orpailleurs dans cette zone. Chassez-les et prévenez les agents des Eaux et Forêts », a-t-il déclaré, rappelant l’engagement de l’État à intensifier la lutte contre l’orpaillage illégal. Il a mis en garde contre les conséquences sanitaires et écologiques de cette activité : destruction des forêts, pollution des eaux et présence de métaux lourds nocifs pour la santé.

Ce qu’il faut comprendre

Selon le ministre, l’orpaillage clandestin n’apporte pas de richesse durable aux populations locales. En échange de l’or extrait, les sites restent souvent laissés en friche, les terres dégradées et les ressources hydriques contaminées, compromettant durablement l’agriculture. « Si l’exploitation illégale minière se poursuit, elle mettra fin à la pratique agricole au regard des dégâts causés par cette activité », a-t-il averti.

Assahoré Konan a également appelé les chefs coutumiers et autres garants des usages locaux à refuser l’implantation de sites d’orpaillage, soulignant que ces activités s’installent fréquemment avec l’aval des autorités traditionnelles. Il a enfin indiqué que les opérations de répression révèlent la présence importante d’orpailleurs étrangers, estimant que 70% des personnes interpellées ne sont pas ivoiriennes.

Son intervention, largement saluée par les populations et les autorités locales, vise à renforcer la vigilance communautaire et à préserver les écosystèmes de la région.